L’axe Téhéran-Alger-Tindouf (polisario) s’est confirmé avec un nouvel intrant inattendu, la Mauritanie. Une alliance avec le voisin du sud est souhaitée, l’Iran ne cachant plus ses ambitions hégémoniques en Afrique du nord et au Sahel en se servant du Sahara.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Houceïn Emir Abdoullahyane, a rencontré mercredi soir le président Mohamed Cheikh Ould El Ghazouani pour discuter des moyens de renforcer les relations entre les deux pays au niveau commercial et dans la lutte contre le terrorisme.
Le parrain du terrorisme mondial cherche en effet à cultiver ses relations avec la Mauritanie pour asseoir son hégémonie dans la région d’Afrique du nord et la connecter à l’Afrique de l’Ouest.
Nouakchott qui a longtemps craint l’influence de Téhéran dans son territoire, s’est heurté néanmoins à l’avancée du dogme chiite iranien. Arme redoutable de l’Iran pour tisser sa toile, le chiisme est le fond et la base de son stratagème d’expansion sur les plans spirituels, culturels, et politique.
Le laisser-aller de la Mauritanie s’est officiellement concrétisé par l’accueil du chef de la diplomatie iranienne par le président mauritanien alors qu’il aurait pu être accueilli par son homologue aux Affaires étrangères. Les deux parties ont même discuté du Sahara alors qu’officiellement la visite ne devait porter que sur les aspect commerciaux entre Nouakchott et Téhéran, et l’agence mauritanienne d’information (AMI) a volontairement caché ce passage.
